Ses écrits

Extrait 1 d’une biographie

17 décembre 1940

Malgré le froid vif qui règne à Grenoble en cette matinée de décembre 1940, de nombreux badauds se pressent autour des étals du marché de l’Aigle. Grenoble est en zone sud et ne connaîtra l’occupation italienne qu’à partir de 1942.

Un homme, sanglé dans son uniforme, déambule devant les étalages. Il interpelle les marchands pour leur demander le prix de leurs légumes, guère variés en cette saison. Sa carriole tirée par un cheval bai l’attend un peu plus loin aux abords du marché. C’est un soldat de l’armée française, gérant du mess des sous-officiers de la caserne située à deux pas, boulevard Gambetta.

Extrait 2 d’une biographie

L’idée de la Coloniale fait son chemin dans cette tête là. Un jour, en 1909, il se fait lire, par une passante, une affiche placardée sur la porte de la Mairie, car il ne sait pas lire. Cette dame s’exécute et lui explique qu’il s’agit d’un appel pour toute personne souhaitant s’engager dans la Coloniale.

« Dites. C’est quoi la Coloniale ? demande Joseph à l’inconnue.

— C’est les hommes qui vont faire la guerre loin et voyagent partout dans le monde. Pourquoi ? ça vous intéresse, jeune homme ? répond cette personne piquée par la curiosité.

— P’têt bien !

— Vous ne me paraissez pas avoir l’âge pour aller faire le militaire, dites-moi ! ?

— Heu, je demandais ça juste pour savoir ! » bafouille Joseph tout en essayant de garder un air bravache mais en prenant la poudre d’escampette.

Extrait d’une lettre d’amour

Par moments, on se sentirait peut-être à l’étroit sur cette île déserte mais, de toute façon, ce genre d’endroit se quitte facilement en quelques coups de rames... Finalement, après avoir vécu un grand moment de communion, et partagé des moments joyeux dans cet endroit unique, nous retrouverions nos proches, nos amis. Ils apercevraient alors dans notre regard le feu intime qui distingue les gens heureux des autres. Ils nous envieraient…

Mis à jour de (mardi, 22 septembre 2009 11:22)

 

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